La logique floue
Pourquoi introduire la logique ?
Qu'est ce que la logique, quelle est son histoire, à quoi sert-elle ?
[déplier le contenu de 1.1.1]Pourquoi plus spécifiquement la logique floue ?
Des limites de la logique classique naissent les logiques non classiques ou déviantes
[déplier le contenu de 1.2.1]Quel formalisme appliquer dans notre étude ? À quel type de connaissances avons nous affaire ?
[déplier le contenu de 1.2.2]La logique floue, son fonctionnement : La théorie des ensembles flous
Définition
La théorie des ensembles flous s'inspire grandement de la théorie classique des ensembles. D'une certaine manière, elle l'englobe tout en l'assouplissant pour certains de ses éléments. La construction d'un sous-ensemble A quelconque se fait à partir d'un univers du discours, mettons U. Chaque sous-ensemble se définit par une fonction d'appartenance qui permet de déterminer pour tout élément de U son appartenance ou non au sous-ensemble, à la classe en quelque sorte :
Ce raisonnement suis la théorie classique, duale par excellence. Mais n'est-ce pas absurde d'établir un critère si abrupt ? L'individu qui mesure 1m79 n'est pas grand ? Du tout ? La théorie des ensembles flous évite ce type d'aberration en définissant une fonction d'appartenance progressive et en conséquence des degrés d'appartenance aux sous ensembles flous.
Nous avons désormais des gradations, un individu peut appartenir plus ou moins fortement à notre sous-ensemble. Le sous-ensemble classique est bien un cas particulier du sous-ensemble flou, il correspond aux valeurs extrêmes de la fonction floue. Les graphes que l’on peut construire sur tout l’univers des tailles ont l’allure suivante :
B l'ensemble flou des personnes moyennes, C celui des petites. L'individu qui mesure 1m75 est grand au degré 0,5 ; moyen au degré 0,5 et petit au degré 0. On peut lui attribuer l’étiquette : « moyen plutôt grand » ou « grand mais pas trop »…