22/10 Langage et cognition Langage expert difficulté de langage (lecture) et apprentissage 1. langage et cognition : présentation générale 1.1. Psychologie cognitive, linguistique, psycholinguistique psycholinguistique : psychologie + linguistique Quel sont les différence psychologie cognitive - psycholinguistique psychologie cognitive : caractérise les processus mentaux et les composantes impliqués dans le traitement de l'information. ― en PC : PROCESSUS indissociable de l'ARCHITECTURE. Aborde mémoire, langage, etc. ― linguistique : donne une description formelle du langage (structure phonologique, orthographique, syntaxique et sémantique) ― structure phonologique : syllabes > phonèmes ; ex. : flou = fe-le-ou ― graphème : formé de plusieurs lettres ; ex. : « ou » 2 lettres. ― orthographique : les unités sont les lettres et les graphèmes ; ― niveaux syntaxique : organisation des mots dans la phrase ; ex. : verbe = information syntaxique. ― psycholinguistique : caractérise les représentations et les processus cognitifs mis en oeuvre dans les activités langage (appartient à la PC). 1.2. Historique Avant la psycholinguistique : psychologie et linguistique était deux choses distinctes en linguistique : ― Ferdinand de Saussure (1916) : disctinction signifié - signifiant ― signifié : abstrait ; ― signifiant : la forme du mot. en psychologie : étude des activités langagière ― Cattell (1886), mes en évidence le fait qu'il est plus rapide de lire un mot que de dénommer une couleur (précuseur de Stroop) ; ― Wundt (1902) ; Pas de liens entre les deux domaines avant 1951. ― 1951 : 1re rencontre en psychologues et linguistes (Darthmouth 1956), volonté de créer un champ disciplinaire commun. ― 1953 : 2e rencontre → (1954) Osgood & Sebeok publient « Psycholinguistics » → naissance de la psycholinguistique (1re génération) But : codage et décodage des messages verbaux. ― 1954 : fin du « Behaviourism », schéma Entrée → [Black Box] → Sortie. ― 1957 : Chomsky publie « Syntactic structure », les principes du behaviourisme ne sont pas suffisant pour traiter de comment nous produisons et apprenons du langage. Besoin de découvrir les règles d'organisation du langage. Organisation des mots dans les phrases. Arrive quand les psychologues commencent à être déçu par le behaviourisme, ils vont adhérer à la théorie de Chomsky. → ce que nous décrivent les linguistes à une réalité ? Émergence des psycholinguistes de 2e génération, inscrit dans une perspective cognitiviste ex. : Entrée → [what?] → Sortie Elle porte sur la syntaxe <=> tester les théories de Chomsky ― Après 1970 : ouverture vers différents niveaux d'analyse → psycholinguistique de 3e génération : diversité d'approche. 1.3. Objectif de la psycholinguistique : recherche fondamentale et recherche appliquée 1.3.1. Recherche fondamentale But : compendre la nature et l'organisation des processus et des représentations qui sont impliqués dans les activités langagières. ex. : lire, écrire, parler, comprendre, apprendre, etc. ― Quels sont les processus communs ou spécifiques aux différentes langues ? ex. : syllabes : pas la même chose chez nous et les asiatiques (signe = syllabe). plus petite unité : le phonèmes, syllabe unité intermédiaire. 1.3.2. Application ― lutte contre l'illéttrisme ; ― apprentissage ; ― remédiation (pathologie, accident, etc.) ; ― communication (publicitaire, journaliste). ex. : selon le public (enfant, adulte) pas le même temps d'afficher, pas les mêmes phrase TD : liste fourni par Ferrant & Alacio (1998) selon la norme d'association verbale termes concret évalué par des étudiants de 18 à 25 ans. on donne un mot ou sujet et il nous donne les mots qui lui viennent à l'esprit ; ensuite pour chaque mot, il va calculer le pourcentage d'association. ex. : coquillage (les parisiens répondent) : → 40,4% mer → 36 plage → 6,7% crustacé → 4,5% sable → 2,2% océan = 89,8% les autres sont non significatif Dans le TD : 12 paires à lien sémantique directe, on donner un des mots résultat de la norme précedente, mais pas le premier pour minimiser le fait de deviner. lien indirect : chat → chien → os ; 1er de chaque liste (répondu) Traitement du langage écrit On attaque le traitement du langage écrit, on se restreint aux systèmes d'écriture alphabétiques... lecture : suite d'étape du traitement de l'information. cf. modèle général de la lecture 1. perception des graphème-lettre 2. représentation abstraites permettant d'accéder au lexique mental ; 3. calcul de la fonction de chaque mot dans la phrase -> construit la structure de la phrase ; 4. on en arrive à la signification de la phrase à la de la syntaxe et des mots qu'il vient de voir. 5. pour établir signification phrase-texte : vous utilisé vos connaissances 19/12 3.3 & 3.4. ont été zappé (pas assez de temps), pas de partie sur l'apprentissage de la lecture dans le 4. 4. majorité des difficulté de lecture proviennent des difficulté d'accès au lexique -> répercution sur le reste (analyse syntaxique, compréhension) - théorie de l'accès directe (Smith = idée d'enveloppe pour lecture des mots, 1971) : Pour lecture silencieuse pour un adulte : pas besoin de la phonologie pour avoir accès au lexique langage Entrée visuelle -> représentation orthographique (forme du mot, plus tard des lettres) -> représentation lexicale problème difficulté pour la lecture des pseudo mot car il n'existe pas de représentations lexicales. - Théorie de la médiation phonologique (Rubenstein et al., 1971) entrée visuelle -> représentation orthographique -> représentation phonologique -> représentation lexicale Introduisent une nouvelle étape permettant de passé des lettres au phonèmes = transcodage grapho-phonologique ; utilisation de règles propres à notre langue. ex. : f+i = /fi/ ; ch+a = /sha/ grace à ce transcodage (assemblage) on va former la représentation mentale - Théorie de la double voie (Coltheart, 1978, 2001) Entrée visuelle -> représentation orthographique -> représentation lexicale \> représentation phonologique /> lecture une fois que l'une des deux voies donnée la réponse ; chez un lecteur expert c'est la voie directe qui est utilisé (car plus rapide). ex. : « clown » -> voies directe (sans phonologique). Enfant en apprentissage de lecture passe par l'opération de transcodage. Mise en place progressive de la voie directe au fur et à mesure ou l'on rencontre des mots en passant par la voix indirecte ; cette voie va également s'automatisé -> lecture inconscient, irréprésible (Stroop) = lecteur expert. Phase de pseudo-lecture ou pré-lecture : 1. utilisé une voie indirecte mais avec la forme globale (maternel) = phase logographique, association mot-image -> création de lexique d'environ 200 mots ; c'est plus de la pseudo-lecture. 2. CP, CE1 passage à la méthode de transcodage -> impression de régression (phonologication de « clown » = /clone/) 3. lecture experte utilise la voie directe + devenue automatique. Pour les mots rares utilisation de la voie phonologique cf. Poly : modèle DRC - voie indirecte : système de règles de conversion graphèmes-phonèmes -> système phonémique -> lexique phonologique de sortie -> système sémantique ; - voie directe : lexique orthographique d'entrée -> sémantique puis phonologique chez alzheimer, persistence de la capacité de lecture très tard dans la maladie, mais dégradation de la compréhension Modèle computationnelle : permet de simuler les capacités du lecteur expert et chez plusieurs dyslexie. 4.2. Les difficultés en lecture : les notions d'illéttrisme et de dyslexies 4.2.1. illéttrisme et analphabétisme - analphabète : jamais appris à lire ou écrire dans quelques systèmes que ce soit -> incapacité à lire, écrire ou compter. Normalement distinguer du français langue étrangère. - illétrés : mal appris ; ANLCI : Agence Nationale de Lutte Contre l'Illétrisme, organisme officiel ayant pour but de recenser et travailler sur l'illéttrisme. illéttrisme qualifie la situation de personnes de plus de 16ans qui bien qu'ayant étaient scolarisées ne parviennent pas à lire et comprendre un texte portant sur des situations de leur vie quotidienne, et ou ne parviennent par à écrire pour transmettre des informations simples. Statistiques : - analphabétisme : 0.3 < x < 1% de la population - personne agées n'ayant pas été à l'école, ou ne pouvant pas. - illéttrisme : 9% d'illéttrisme en moyenne en 200~ 1. tiré de l'enquête IVQ de l'INSEE ; 2. enquête de la JAPD (ministère de la défense) 3. enquête PISA - 4 à 5% des 18-25ans 14% des 56-65ans -illéttrisme concerne plus les hommes que les femmes 4.2.2. dyslexies acquises et développementales - dyslexies acquises ou alexies : consécutive à des lésions cérébrales, vont concernés des adulte qui sont d'ancien lecteur expert. Trouble spécifique, pas d'autre difficulté, ne fait pas partie d'une pathologie (contrairement dans la démence de type Alzheimer). Possibilité de couplage avec des troubles disorthographique, mais pas nécessaire. Existent différent types de dyslexies : - dyslexies centrales : touche le systèmes de lecture ; - dyslexies périphériques : trouble de l'attention et autres. - dyslexies développementales : ne font pas suite à une lésion connue et concerne l'apprentissage de la lecture. Existent un certain nombre de dyslexies bégnine (liées à la vision, ou à l'attention). définition (Fédération mondiale de neuropsycologique): présentent problèmes sévères dans l'apprentissage de la lecture tout en ayant une intelligence normale ou supérieur, deplus ces enfants ont bénéficiées des bonnes conditions socio-culturelle (famille, troubles affectifs) et on suivi un enseignement normal. On mesure un « age lecture » qui doit avoir de 18 ou 24 mois de retard à l'âge chronologique. QI >= 90. exlusion du milieu, de troubles affectifs -> inaptitude cognitive. 4.3. Dyslexies acquises 1. dyslexie phonologique personne capable de comprendre et prononcer tous les mots quand elle lit par contre les difficultés concernes la lecture à haute voix des mots qui ne sont pas familiés, cette personne est incapable de lire des pseudo mots (ex. : pibe, dule) -> Explication : la voie du transcodage semble avoir été détruite. En cas d'échec sur un mot, vont demandé à quelqu'un de lire le mots -> association 2. dyslexie de surface : pas de problème pour la plupart de mots, un peu plus lent que la moyenne. 1. problème sur les homophones ex. : vert -> asticot ou sert à boire. -> entre dans le lexique sémantique par la lexique phonologique => incertitude. Simulé par Coltheart 2. mots irrégulier : ex. : f[e]mme vs f[a]mme 3. dyslexie profonde : problème partout dyslexies d'apprentissage : problème de mise en place de la voie logographique